Estampes Hiroshi Nagai : comment éviter les faux De Kooning

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Authentification des estampes

Comment authentifier une estampe de De Kooning et éviter les contrefaçons lors d’achats en ligne

Une estampe authentique de De Kooning est documentée dans un catalogue raisonné, porte un filigrane ou une marque en relief de l’imprimeur et est produite en édition numérotée sous la supervision de l’artiste, jamais comme une « reproduction » à tirage illimité ou en éditions posthumes après 1997.

Le catalogue raisonné : la seule référence définitive

Chaque estampe légitime de De Kooning est répertoriée dans le catalogue raisonné des estampes de l’artiste, compilé par le Wildenstein Plattner Institute. Cet inventaire académique attribue à chaque œuvre un numéro de référence unique (ex. DKP 12), enregistre la taille de l’édition et précise l’imprimeur (ex. Hollander’s Workshop ou Universal Limited Art Editions). Aucune estampe sans cette entrée n’est authentique.

Les estampes posthumes — celles produites après la mort de De Kooning en 1997 — ne sont pas incluses dans le catalogue raisonné et sont considérées comme des reproductions, non des estampes originales. Selon le département Prints & Multiples de Christie’s, le marché rejette les œuvres non documentées portant un cachet « de la succession » à moins qu’elles n’aient été explicitement autorisées par la fondation de l’artiste de son vivant.

Avant l’achat, vérifiez que le titre, l’année et les dimensions de l’estampe correspondent à ceux du catalogue raisonné. Un vendeur qui ne peut pas fournir cette correspondance est soit mal informé, soit malhonnête. Par exemple, Clam Digger (1972, DKP 34) n’existe que comme lithographie dans une édition de 50 exemplaires ; toute version « giclée » ou « transférée sur toile » est une copie.

Marques d’édition : signification et emplacement

Les estampes authentiques de De Kooning sont signées à la main au crayon et numérotées au sein d’une édition limitée (ex. 12/50). La signature apparaît sous l’image, généralement à droite ; le numéro d’édition à gauche. Les marques de l’imprimeur — petites impressions en relief ou encrées de l’atelier — apparaissent près du bord (ex. « ULAE » pour Universal Limited Art Editions).

Aucune estampe de De Kooning n’a jamais été éditée à plus de 100 exemplaires. Les tirages illimités de « AP » (Artist’s Proof) ou « PP » (Printer’s Proof) dépassant 10 % de l’édition principale sont suspects.

Méfiez-vous des estampes étiquetées « d’après De Kooning » ou « dans le style de » — ce sont des reproductions, pas des originaux. L’International Fine Print Dealers Association (IFPDA) affirme que les épreuves légitimes (ex. HC pour Hors Commerce) sont documentées dans le catalogue raisonné et ne sont jamais vendues séparément de l’édition principale.

Les dimensions standard des estampes de De Kooning incluent :

  • 30x40 cm (12x16 po) pour les petites lithographies (ex. Two Women, 1952)
  • 50x70 cm (20x28 po) pour les œuvres de taille moyenne (ex. Untitled III, 1975)
  • 76x102 cm (30x40 po) pour les éditions grand format (ex. The Cat’s Meow, 1986)

Des variations de dimensions supérieures à 2 cm (0,8 po) indiquent une reproduction.

Matériaux et procédé : le giclée n’est jamais original

Les estampes authentiques de De Kooning sont des lithographies, des eaux-fortes ou des sérigraphies — jamais des reproductions jet d’encre (giclée). Les lithographies originales étaient imprimées sur du papier Arches ou Rives BFK (250–310 g/m² en pur coton), avec des bords déchirés à la main et de légères marques de la plaque. Le glossaire Art Terms de la Tate confirme que le giclée est une méthode de reproduction numérique, non un processus d’impression d’art.

Indicateurs matériels clés d’authenticité :

  • Papier : 100 % coton, sans acide, avec filigrane (ex. « ARCHES FRANCE »). Le papier à base de pâte de bois ou les surfaces blanches brillantes signalent une reproduction.
  • Encre : Encre lithographique à base d’huile, légèrement en relief au toucher. Les impressions jet d’encre pigmentaires manquent de texture et apparaissent plates sous une lumière rasante.
  • Marques de procédé : Les lithographies présentent un léger gaufrage de la presse ; les sérigraphies montrent une couche d’encre uniforme sans motif de points.

Les lithographies offset (ex. affiches d’exposition) ne sont pas des estampes originales. Bien qu’il existe quelques affiches de De Kooning (ex. MoMA Retrospective, 1968), elles ont été produites en tirages de plus de 1 000 exemplaires et manquent de signatures autographes. Selon Artsy’s Art Market, les estampes offset se vendent entre 200 et 800 USD ; les lithographies originales commencent à 15 000 USD.

Certificats d’authenticité : ce qu’il faut exiger

Un Certificat d’Authenticité (COA) valide pour une estampe de De Kooning doit inclure :

  • Le numéro de référence du catalogue raisonné (ex. DKP 42).
  • Le nom de l’imprimeur et le cachet de l’atelier (ex. « Hollander’s Workshop » avec logo en relief).
  • Une photographie du verso de l’estampe, montrant toute annotation d’atelier ou numéro d’inventaire.
  • Le nom et les coordonnées de l’autorité émettrice (ex. la De Kooning Foundation ou un marchand d’estampes reconnu).

Les COA génériques — ceux sans provenance spécifique ou imprimés sur du papier à en-tête sans sceaux en relief — n’ont aucune valeur. La Fine Art Trade Guild avertit que plus de 60 % des COA pour les estampes modernes sont falsifiés ou auto-émis par les vendeurs. Pour les estampes vendues aux enchères, demandez le numéro de lot et la date de vente (ex. Sotheby’s NY, mai 2019, Lot 123).

Si vous achetez auprès d’une galerie, vérifiez leur affiliation à l’IFPDA. Des marchands fiables comme Pace Prints ou Gemini G.E.L. offrent des garanties d’authenticité à vie. Les plateformes en ligne (ex. 1stDibs, Artsy) exigent la vérification des vendeurs mais n’authentifient pas indépendamment les annonces.

Où les contrefaçons prolifèrent-elles et comment les éviter

Les fausses estampes de De Kooning apparaissent le plus souvent dans trois contextes :

  • Éditions posthumes « de la succession » : Estampes tamponnées avec la signature de l’artiste après 1997. Celles-ci sont non autorisées et sans valeur. La De Kooning Foundation n’a jamais approuvé d’éditions posthumes.
  • Reproductions giclée : Impressions jet d’encre sur toile ou papier, souvent annoncées comme « qualité musée » ou « d’archivage ». Aucun giclée de De Kooning n’existe dans aucune édition légitime.
  • Signatures au crayon sur des lithographies offset ou des affiches. Comparez la signature avec des exemplaires vérifiés dans le catalogue raisonné : l’autographe de De Kooning est fluide, avec une boucle caractéristique dans le « D ».

Le prix est un indicateur fiable. Les lithographies authentiques de De Kooning se négocient entre 15 000 et 120 000 USD, selon la taille et la provenance. Les estampes de moins de 5 000 USD sont soit des contrefaçons, soit des reproductions offset. Le département des estampes du Metropolitan Museum of Art observe que même les originaux endommagés conservent de la valeur ; les « prix abordables » dans des conditions parfaites sont invariablement des contrefaçons.

Lors d’un achat en ligne, exigez :

  • Une image haute résolution du verso de l’estampe (montrant les marques de l’atelier).
  • Un appel vidéo pour inspecter le filigrane du papier et la texture de l’encre.
  • Une fenêtre de retour de 14 jours pour une authentification professionnelle.

Foire aux questions

Une finition mate ou brillante est-elle plus courante pour les estampes authentiques de De Kooning ?

Les lithographies et eaux-fortes de De Kooning étaient imprimées sur du papier mat non couché en pur coton (250–310 g/m²). Les finitions brillantes indiquent une reproduction. Les estampes originales présentent un éclat doux, semblable à une coquille d’œuf, sous la lumière, non la surface réfléchissante des impressions jet d’encre ou offset. Pour les maisons familiales, la finition mate réduit l’éblouissement mais nécessite un encadrement avec un verre protecteur anti-UV.

Quelle est la différence entre une lithographie offset et un giclée d’archives pour les collectionneurs ?

Les lithographies offset sont des reproductions commerciales imprimées en tirages de plus de 1 000 exemplaires, utilisant des plaques photographiques et du papier bon marché. Les giclées d’archives sont des impressions jet d’encre sur coton, mais ni l’un ni l’autre n’est original. Les estampes authentiques de De Kooning sont des lithographies ou des eaux-fortes tirées à la main, avec l’encre incorporée dans les fibres du papier — non appliquée en surface. Les collectionneurs évitent à la fois l’offset et le giclée à des fins d’investissement.

Quels sont les risques d’acheter une estampe de De Kooning comme cadeau de naissance ?

Les estampes non vérifiées risquent d’être des reproductions sans valeur. Pour les cadeaux, optez pour une affiche d’exposition signée (ex. De Kooning at MFA Boston, 1978, ~800 USD) ou une lithographie offset encadrée d’un musée — clairement étiquetée comme reproduction. Évitez les giclées « édition limitée » ou les œuvres non signées. Associez-la à un passe-partout sans acide et à un verre anti-UV pour préserver son état dans un environnement domestique.

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